Post-partum : et si on parlait enfin de ce qu’on ressent vraiment ?
Vous venez d’accoucher. Votre bébé est là, tout petit, blotti contre vous. Et pourtant, quelque chose ne va pas tout à fait comme vous l’imaginiez. Vous pleurez sans raison, vous vous sentez dépassée, épuisée, parfois même étrangère à vous-même. Vous vous demandez ce qui vous arrive. C’est normal. Vous n’êtes pas la seule à vivre cela.
Ce que vous vivez a un nom : le post-partum. Et il est grand temps qu’on en parle vraiment.
| Le post-partum, c’est quoi exactement ?
Le post-partum désigne la période qui suit l’accouchement. Elle commence dès la naissance de votre enfant et peut s’étendre sur plusieurs semaines, voire plusieurs mois. Officiellement, on parle souvent des six premières semaines après l’accouchement, mais la réalité est souvent bien différente. Pour beaucoup de femmes, cette période dure bien plus longtemps, le temps que le corps, le cœur et l’esprit trouvent un nouvel équilibre après neuf mois de grossesse.
C’est une période de transformation profonde. Votre corps vient de vivre quelque chose d’extraordinaire. Votre vie vient de changer du tout au tout. Et pourtant, on vous demande souvent d’aller bien, d’être heureuse, rayonnante. Comme si la naissance de votre bébé effaçait automatiquement toute la complexité de ce que vous traversez.

| Ce qui se passe dans votre corps après l’accouchement
Une tempête hormonale
Le post-partum, c’est d’abord une tempête hormonale. Dès les premiers jours suivant la naissance, les taux d’œstrogènes et de progestérone chutent brutalement. Ce dérèglement hormonal est l’une des principales causes des bouleversements émotionnels que vous ressentez.
Des douleurs réelles et souvent minimisées
Physiquement, votre corps est en pleine récupération. Les douleurs post accouchement sont réelles et souvent minimisées : contractions utérines, pertes de sang, cicatrices, douleurs périnéales, fatigue intense… À cela s’ajoutent les nuits hachées, l’allaitement qui s’installe parfois difficilement, et un corps qui ne ressemble plus tout à fait à celui que vous connaissiez avant la grossesse.
Prendre soin de son corps durant cette période, c’est d’abord accepter qu’il a besoin de temps. Du repos, de la douceur, et surtout pas de pression pour « reprendre une vie normale » trop vite.
| Ce qu’on ressent vraiment et qu’on n’ose pas toujours dire
C’est peut-être la partie dont on parle le moins. Et pourtant, c’est souvent ce qui pèse le plus lourd.

Le baby blues
Il touche la grande majorité des femmes dans les premiers jours après l’accouchement, entre le 3e et le 5e jour en général. Larmes inexpliquées, irritabilité, sentiment d’être submergée… Le baby blues est directement lié à la chute hormonale et disparaît généralement en quelques jours. Il est normal, fréquent, et ne signifie pas que vous êtes une mauvaise mère.
Les émotions dont on parle encore moins
Mais au-delà du baby blues, il y a des émotions dont on parle encore moins et qui sont présentes durant la période du post-partum. La peur de ne pas être à la hauteur. La culpabilité de ne pas ressentir ce bonheur intense qu’on vous promettait pendant toute votre grossesse. La tristesse de ne plus se reconnaître. La colère, parfois, contre soi-même ou contre l’entourage. Ces émotions sont réelles, légitimes, et elles méritent d’être accueillies sans jugement.
« Oui, ressentir tout ça est légitime. Non, vous n’êtes pas trop sensible, ni trop fragile. »
Il y a aussi ce que certaines appellent le « deuil de soi », cette femme d’avant, sans enfant, que vous ne retrouverez plus exactement comme elle était. Devenir mère, c’est une transformation identitaire profonde. Et ça, personne ne vous le dit vraiment.
| Quand faut-il s’inquiéter ?
Baby blues ou dépression post-partum : quelle différence ?
Le baby blues passe. Mais parfois, les semaines avancent et ça ne va pas mieux. C’est là qu’il faut penser à la dépression post-partum.
La dépression post-partum touche environ 10 à 20 % des jeunes mamans. Contrairement au baby blues, elle ne disparaît pas d’elle-même et peut s’installer progressivement, parfois plusieurs semaines après l’accouchement. Les signes qui doivent alerter :
→ Une tristesse profonde qui dure et ne passe pas
→ Un sentiment d’être une mauvaise mère, une honte persistante
→ Une incapacité à prendre soin de soi ou de son bébé
→ Des pensées sombres, une anxiété qui envahit tout
→ Un sentiment de vide ou de détachement par rapport à son enfant
Si vous vous reconnaissez dans ces signes, parlez-en à votre médecin, sage-femme ou gynécologue. La dépression post-partum se soigne, et demander de l’aide n’est pas une faiblesse, c’est un acte de courage pour vous et pour votre bébé.
| Vous n’êtes pas seule
Le post-partum est une période où le soutien fait toute la différence. Pas le soutien qui juge ou qui conseille à tout prix, mais celui qui est simplement là, qui écoute, qui aide concrètement, qui vous laisse souffler.
N’hésitez pas à vous appuyer sur votre entourage, à accepter l’aide qu’on vous propose, à dire ce dont vous avez besoin. Et si vous sentez que votre entourage ne comprend pas ce que vous traversez, sachez qu’il existe des professionnels de santé formés pour vous accompagner : sages-femmes, psychologues, médecins, mais aussi des sophrologues ou des groupes de parole entre jeunes mamans qui peuvent vous aider à vous sentir moins seule dans cette période.

| Et si la sophrologie vous accompagnait dans cette période ?
Ce que la sophrologie peut vous apporter
La sophrologie est une approche douce qui travaille sur le lien entre le corps et l’esprit. En post-partum, elle peut vous aider à :
→ Mieux gérer le stress et la fatigue des premières semaines avec bébé
→ Apaiser les émotions qui débordent (la peur, la culpabilité, la tristesse…)
→ Vous reconnecter à votre corps
→ Reprendre confiance en vous dans votre nouveau rôle de maman
Les séances de sophrologie vous donnent des outils concrets à travers des exercices de respiration, de relaxation, de visualisation, que vous pouvez réutiliser au quotidien, à la maison, même avec bébé dans les bras.
Mon approche
Dès le début de ma pratique, le post-partum est l’une des premières thématiques sur lesquelles je me suis formée. Mon premier cas clinique pour l’obtention de mon diplôme était déjà un accompagnement en post-partum. Depuis, j’ai eu la chance d’accompagner de nombreuses femmes dans cette période, et je sais à quel point elles peuvent se sentir seules, incomprises, ou coupables de ne pas aller bien.
Mon approche est douce, bienveillante, sans jugement. Je vous accompagne en séance individuelle, au cabinet ou en visio, selon ce qui vous convient le mieux.
« Honnêtement, je ne savais plus où j’en étais. Je ne comprenais pas pourquoi je ressentais de la culpabilité, de la colère, de la honte… Les séances de sophrologie m’ont vraiment aidée à y voir plus clair. J’ai appris à accueillir ce que je ressentais sans me juger, à mieux gérer mon stress, à retrouver un peu de calme dans ce quotidien qui me dépassait. Je recommande chaleureusement Chloé. » ★★★★★
Vous souhaitez en savoir plus ? Je vous propose un appel découverte gratuit de 30 minutes pour échanger sur ce que vous traversez et voir comment je peux vous accompagner.
Parce que prendre soin de vous, c’est aussi prendre soin de votre bébé.

